samedi 24 décembre 2016

L'Ampoule hors série n°1

http://www.editionsdelabatjour.com/2016/12/l-ampoule-hors-serie-n-1.html

mardi 12 juillet 2016

Premières réactions pour "Sans partage"




L’auteur a un grand talent pour mettre en scène ses personnages et raconter ces histoires insolites qu’on a plaisir à lire et relire. Au fil de sa plume, l’étrange devient vraisemblable et on se laisse embarquer sans résister sur les chemins ombragés de son imaginaire.

Serge Cabrol


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Sylvain Barnette
merci pour ce super moment de lecture. Vous avez un univers bien particulier, ancré à la fois dans le réel et la folie, dans l'urbain crasse, sordide, et la démence généralisée qui sommeille dans chaque individu.... et parfois déborde. C'est cru, prenant, c'est la banalité de l'hystérie collective qui ne prend pas l'aspect d'une foule paniquée et incontrôlable mais celle plus sournoise de la folie ordinaire où quand le cerveau de tout un chacun, moutons travailleurs et consommateurs, débloque, déraille et nous emporte dans le sang et la mort. Merci encore et félicitation pour vos ouvrages (j'ai enchaîné amis imparfaits et sans partage)


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Marie Chevalier à 
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je le répéterai jamais assez j'ai terminé "sans partage"
Je connaissais un peu de quoi était capable Serge quand il commence à nous raconter des histoires mais là il a fait très fort.
Cela débute par une grande nouvelle ou un petit roman et le tout agrémenté 5 nouvelles complètement déjantées.
Du pur Cazenave-Sarkis tout en émotion et surtout toujours avec ce côté adolescent candide que j’aime beaucoup. 
A lire sans modération

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Michèle Bufferne Pour moi, tes livres sont toujours trop courts.


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Marie Christine Drigeard Comme j'hésite à le qualifier de jouissif,  je vais donc employer d'autres termes pour essayer d'en définir le style et l'atmosphère qui s'en dégage : " Décoiffant ", hilarant, pesant, haletant, détonnant...( ce sont ceux qui me viennent spontanément ! mais j'en oublie sûrement )
Bref ! Le talent pour un vrai bon moment.


Marie Christine Drigeard Et je l'A lu d'une traite, évidemment !


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Annick Gore Perso, j'en redemande!

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Patrice Goré à 


Il est très beau, ton livre, très prenant.

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lundi 4 juillet 2016

Six extraits de "Sans partage"

premier extrait de "Sans partage"
http://fr.calameo.com/read/00067668339e67b6c1532

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Extrait de la nouvelle « Juste la vie », figurant dans le recueil à paraître le 16 juin prochain :
« Ils sont rentrés sans frapper, la porte n’était pas fermée. Pourquoi l’aurait-elle été ? Nous étions à table, Brigitte et moi. Nous n’avons pas d’enfant. Je n’ai rien compris. En trois secondes : ils ont pris le chien, ont ouvert l’insert et l’ont jeté dans les braises. Mon épouse a à peine eu le temps de crier. Sa mâchoire inférieure a disparu au fond de sa gorge. Je n’ai rien vu venir. J’ai seulement vu son sang gicler dans mon assiette. Aussitôt j’ai saisi un couteau et me le suis planté dans la main gauche. Ne me demandez pas pourquoi — peut-être pour leur montrer que je pouvais faire pire qu’eux… qu’ils ne m’intimidaient pas. J’entends encore leurs rires. Ils ont pris celui de ma femme et me l’ont planté dans la main droite. Immobilisé, je me suis retrouvé comme crucifié sur la vieille table en pin de la cuisine. Ça m’a sauvé la vie. Juste la vie. »

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Extrait de la nouvelle « Amnios » :
« L’amour qu’il portait à sa femme était si fort que lorsqu’elle mourut prématurément, suite à un accident domestique, il prit sur-le-champ la décision de se faire tatouer sur le nombril le regard tant aimé. En homme de l’art qui en avait vu d’autres, prenant modèle sur la photo que l’endeuillé m’avait apportée, sans poser de question, avec soin, durant des heures je m’exécutai. Jamais je n’avais opéré de tatouage aussi fin… ni connu de patient aussi exigeant. « Pas assez dorée la collerette de l’iris, et l’iris trop vert ! Plus noire encore la pupille… et bien plus blanche la sclérotique, et nacre la caroncule, pas parme, nacre !… et l’iris encore !… Oubliez la ville et les pelouses des squares. Non !… Pensez aux rivières, à l’endroit magique qui se situe entre la rive et le premier courant… où les alevins s’enhardissent sans craindre d’être emportés… où l’eau hésite à prendre le large. Se joue de l’onde. Jusqu’à, se lovant, oser un mouvement vers l’amont. Comme pour laisser croire aux racines des saules avec quelle facilité elle pourrait, si elle le désirait, s’affranchir de l’attraction terrestre et priver ainsi de son flot les intempérants et inassouvis estuaires… » Et le veuf en paroles discontinues de s’étendre, lyrique, sur la beauté et les qualités innombrables de la défunte… »

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Extrait de la nouvelle « Personne à retrouver » :
« Dévasté, pareil à une planche pourrie cent fois repeinte, j’étais debout sur le parapet du viaduc de Saint-Satur, à deux doigts de me jeter dans le vide, quand — moi qui n’avais jamais cru en rien — une pensée me traversa l’esprit : « Au ciel, qu’aurai-je à y faire ?… Personne à retrouver ! » Ce fut immédiat : demi-tour ! Foutu pour foutu, c’était décidé, j’allais vivre la mort de mon vivant. Et puis, dans le ciel, les âmes tassées contre les constellations et les galaxies, il y en avait tant ! Je n’allais pas, pour un tourment de trop, me rendre complice de l’accélération de l’expansion de l’univers en y ajoutant la mienne… Face à l’étroitesse du néant déjà bien encombré, je pris la sage résolution de mourir à petit feu. Comme les étoiles ! »

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Extrait de la nouvelle « Aumône » :
« Des mois que planait au-dessus de ma tête un ciel de tronche, avec promesse de grand frais force 7 sur l’échelle de Beaufort… Joël avait réussi à piquer une bouteille de Jack Daniel’s chez le petit Arabe. Ce devait être en réalité du Johnnie Walker, ou du Grant’s. Je viens de lire Bukowski… Jack Daniel’s, ça sonne mieux… Je n’aime pas beaucoup… pas le Jack Daniel’s, non, Bukowski… enfin si, un peu… obligé… je ne voudrais pas passer pour un con… Il avait largement de quoi se la payer mais il avait choisi de la voler. Peut-être pour ne pas me faire sentir qu’il avait de la thune et moi pas… En y réfléchissant, il me semble que lorsqu’il avait sorti la bouteille de dessous son blouson, elle était enveloppée… Quand on vole quelque chose, il est rare qu’on nous l’emballe ! Pas vrai ?… »

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samedi 20 février 2016

Les Chroniques de Pez - L'interview "Avant terme"

Les Chroniques de Pez “Avant terme” L’interview.
LES CHRONIQUES DE PEZ
Tout d'abord, je souhaiterais parler de votre parcours et de votre passion pour l'écriture, pouvez-vous m'en dire davantage ?
Issu d’une famille d’artistes, c’est d’une façon naturelle que j’ai suivi cette voie. Longue carrière d’artisan d’Art. Et puis, un accident. Et toujours ce besoin de créer. Ecrire était la solution. Une rencontre décisive Franck Joannic, mon éditeur, et me voilà reparti… pour de nouvelles aventures !…
Votre recueil de nouvelles Avant Terme est plutôt sombre et montre un côté assez néfaste de l'humanité, pourquoi avoir voulu écrire sur ce thème ?
Je n’en ai aucune idée. Je n’éprouve pas le besoin de vouloir… ça vient tout seul. La solitude et la souffrance en général permettent de mettre en avant nos innocences et nos incapacités à communiquer – à nous comprendre – à nous respecter. À respecter tout court. (C’est ce qui m’intéresse d’écrire, j’essaie d’y parvenir en utilisant le « contraste ».)
Votre style d'écriture est plutôt flou pour certaines nouvelles, enfin d'après moi. Tout en disant des choses concrètes, vous racontez des histoires plutôt abstraites. Est-ce fait exprès ? Et pourquoi?
Je glisse dans mes histoires (du quotidien) les éléments (étranges et pas souvent conscients) qui nous gouvernent. Comment faire ressortir tel ou tel sentiment si ce n’est par l’utilisation de l’abstraction. Oui, c’est vrai, c’est voulu – je bidouille la « poésie » pour l’inclure dans le tout venant. La part de notre raison ne fait pas le poids face au « flou » qui fait de nous ce que nous sommes. Notre identité propre est inexistante. Nos cellules nous ont été transmises, notre savoir donner, la seule chose qui pourrait nous être propre serait : une question. Une question que personne ne nous aurait fourrée dans le cerveau. Juste une question à soi ! Ce doit être ça le bonheur : avoir une question à soi…
Souhaitez-vous donner un message global grâce à ce recueil aux lecteurs ?
Aucun. Sinon d’oser dire que nous sommes fragiles. Et qu’il est bon de pouvoir échanger sur tout. Ne pas juger.
Ceci est une question personnelle, je n'ai pas vraiment compris le sens de votre avant dernière nouvelle "Une imposture?" Pouvez-vous m'éclairer ?
Une de mes humeurs pour désacraliser. Tout. Y compris l’Art, ou plutôt : les artistes. Je déteste les « manifestes en tout genre », l’Art est libre d’être ou de ne pas être. L’objet fini n’appartient à personne. L’Art, c’est la source du langage. Une fois inventée, la lettre « A » par exemple sera utilisée comme chacun l’entend : « Au revoir ! », « Encore un peu de cAfé ? », « SAlAud ! », « Je t’Aime… »… Sonore ou muette. Et comme le langage est une abstraction, je termine la nouvelle, « une imposture », en faisant dire à l’un des protagonistes : « Savez-vous à quoi l’on reconnait que quelqu’un n’est pas un artiste ? ……….. :Il ment mal ! ». Le « qualificatif » n’est-ce pas le plus gros des mensonges ?
Est-ce que les émotions et messages que font passer les personnages dans vos nouvelles sont le reflet de vos pensées ?
En ce qui concerne mes critiques sur le « Pouvoir », tous les pouvoirs – Politique – traditions – religions… Oui. Le pouvoir politique – avec les corruptions qu’il entraîne. Religieux – et ses réponses hâtives. Tradition et son lot de barbaries et de bêtises… et nos vanités… Pour le reste, il me plait d’utiliser mes émotions (bien réelles) pour les placer là où je (on) ne les attends pas. Les descriptions de mes sentiments sont vraies, pas les situations. Je sais le sentiment d’aimer. J’aime aussi ma Grand-Mère : Ce n’est pas pour autant que j’ai violé ma Grand-Mère, même pour satisfaire un grand besoin d’amour ! (Hirondelle ou martinet ?) (Rire!)
Écrivez-vous seulement des nouvelles ou avez-vous des romans?
J’aime écrire des nouvelles. J’aime le côté vif de cette forme de littérature. Surprendre le lecteur comme mes personnages me surprennent. Faire des rencontres, comme ça, vite, en passant. Rester dans la découverte. Vivre la vie comme un instant.
Quels sont les noms de vos autres recueils de nouvelles s'il vous plait ? Portent-ils également sur des sujets durs à aborder ?
Aux éditions de l’Abat-Jour : « Hirondelle ou martinet ? » et « Amis imparfaits ». Plutôt noirs, c’est vrai ! Avec toujours ces drôles de sentiments qui parfois sans prévenir nous traversent.
Avez-vous des projets d'écriture ?
2016 – Un nouveau recueil au printemps ! (Le titre ?..................: « S… ……e ») à vous (tous) de trouver ! Je n’en dirai pas plus !