lundi 1 juin 2026

Charles Duttine - Article sur "Le cochon qui ne voulait pas grossir"

 Un article de Charles Duttine, sur FB.


Vous reprendrez bien un peu de poésie avec
Serge Cazenave

Le monde est ce qu’il est. Rude, brutal, vulgaire, violent, tapageur, bavard, oppressant. On le vit et on le voit tous les jours, on le subit. Que faire devant ce flot ? Baisser les bras, se lamenter ou pleurnicher ? Quand tout va mal, voici ce conseil : prenez un bon livre, non pas pour oublier ou se consoler mais pour trouver peut-être des motifs d’espérance… Le poète Novalis le dit : nous avons besoin de poètes en temps de détresse…Vous prendrez bien un peu de poésie. Vous en reprendrez, histoire de vous requinquer… Et c’est ce que l’on ressent en ouvrant le dernier livre de Serge Cazenave « Gaspard », un recueil d’histoires pour la jeunesse. Mais ces récits ne visent-ils que les jeunes âmes ? Ne nous parlent-ils pas également ?
En parcourant cet ouvrage, on fait la connaissance de personnages savoureux. Des choses qui vivent leur vie. Des animaux, quelques humains (mais ils se ressemblent tellement, les bêtes et les hommes, et inversement). On découvre par exemple Tignasse et Trognon, deux chats de gouttière dont on suit les pérégrinations dans une maison en ruine. La « guerre des hommes- cette grande machine à perdre les repères » est passée par là. Mais pour ces deux-là, la grâce d’une plume, les minauderies d’une belle chatte et la beauté de la musique va éteindre toutes velléités agressives. Des chats pacifistes, donc. Il y a aussi beaucoup de rêveurs dans ces récits. Gaspard, le cochon qui ne voulait pas grossir, regarde le ciel la nuit, « le vent dans les arbres, les ombres sur les toits ». Pierre, le petit garçon rondelet, le « p’tit Bouddha » qui aime regarder « les fourmis faire la queue », « la lumière danser sur les vitres » et qui peut « rester assis des heures, sans rien dire ». Il y a également beaucoup d’êtres à part. L’ogre Goodi qui est végétarien, un cas bizarre chez les ogres puisque, on le sait, « les ogres qui n’aiment pas manger les petits enfants sont rares ». Et Goodi est fait de cette rareté.
Tous ces personnages précieux trouvent toujours une solution au malheur du monde, là où ils vivent. Ils ont des « idées folles », devant le mépris entre classes sociales, le rejet de la différence, l’arrogance, la méfiance, la volonté de puissance des uns, la soumission des autres. On dira que la démarche est naïve, enfantine, idéaliste. Mais n’avons-nous pas besoin de cette « enfance retrouvée à volonté » dont Baudelaire parlait et qui qualifiait, selon lui, le génie ?
Lisez ces textes de Serge Cazeneuve à vos enfants, faites-les découvrir à vos jeunes et parcourez-en vous-mêmes quelques pages. On aimerait d’ailleurs glisser ce petit livre sur la table de chevet de nos dictateurs préférés. Le monde en deviendra immanquablement meilleur.
Charles Duttine

mercredi 30 juillet 2025

jeudi 17 juillet 2025

 Une chronique de Charles Duttine, sur Babelio - 17/07/2025

Critiques, Analyses et Avis (1)Ajouter une critique
charlesduttine
17 juillet 2025
On doit à Paul Valéry dans « Variétés II » ce propos "La poésie est l'ambition d'un discours qui soit chargé de plus de sens, et mêlé de plus de musique, que le langage ordinaire n'en porte et n'en peut porter."
En ouvrant le recueil de Serge Cazenave, on entend une telle musique résonner de toutes parts, celles des mots et du rythme, les allitérations, les assonances, les sonorités douces, la mélodie d'une syntaxe, de légers refrains tout juste suggérés. On se laisse volontiers emporter par ce phrasé harmonieux.
De quoi parlent les textes de Serge Cazenave, ce parolier musicien, ce novelliste qui s'aventure avec bonheur sur les terres poétiques ? Si l'expression n'était pas si galvaudée, on dirait qu'ils nous disent les choses de la vie. On y trouve la délicatesse de l'amour et aussi son caractère obsédant, la fidélité de l'amitié, la douleur tendre du souvenir d'un proche aimé longtemps disparu, le temps qui passe, des « idées folles » et de saines protestations, des « révoltes logiques » comme disait l'adolescent Rimbaud. On y rencontre également de la fantaisie, du cocasse et des pirouettes, la langue jouant à se faire plaisir et à nous faire plaisir.
Le recueil se veut des "chansons et des poésies". On a souvent taxé le monde de la chanson comme un art mineur. Est-ce vraiment le cas ? Chez Serge Cazenave, la chanson rencontre la poésie et inversement. La légèreté, la fantaisie et les caprices du langage, d'un côté, le sens et la profondeur, de l'autre, se marient, se font écho et se saluent avec des amabilités.

Ne vous méprenez pas. le titre en apparence modeste du recueil "Petits bouts de bruits" peut induire en erreur. C'est un ensemble de textes d'une intense profondeur, au sens affirmé, riches de sonorités rares, précieuses… Loin du simple "bruit", de "petits bouts", nous sommes dans une gravité légère, une fantaisie qui touche au plus secret de nos âmes et qui procurent une réelle envolée...



vendredi 27 juin 2025


"Les chandelles partent en fumée" poésie-chanson.

Extrait de mon recueil "Petits bouts de bruit" aux éditions Zonaires.

Deuxième prix de poésie au festival Reska N Kalamu, Mayotte.


https://www.youtube.com/watch?v=p796-eKoz4U 

mardi 24 juin 2025

 "Petits bouts de bruit" - un recueil de Poésies - Chansons, publié aux éditions Zonaires juin 2025


 "Dans Petits bouts de bruit, Serge Cazenave tisse un recueil vibrant de poésies et de chansons où se mêlent l’éloge de l’amour des êtres et des mots, l’analyse du quotidien serein et des basculements profonds, les petits riens et les grands touts qui façonnent nos vies. Avec une plume sensible mais aussi incisive, il capture les éclats de l’existence – l’observation extatique des gens ici, la louange du soleil ou de la lune là, l’éphémère des sentiments et des rêves ailleurs – et donne voix à la Muse pour chanter, en une seule et même voix lyrique, les relations humaines dans toute leur complexité : tendres, fragiles, parfois douloureuses. La basse continue de ses poèmes est l’humanisme, le terrible et si prégnant humanisme, dans lesquels Serge Cazenave semble faire dire à ses êtres, animaux bancals qu’il ne juge jamais : « Voilà qui nous sommes, avec nos rêves, nos aspirations et nos éclats de lumière. » Pour reprendre le mot de l’écrivain Paul Valéry, ce recueil est « pessimiste de raison et optimiste de volonté » sur l’âme humaine.
Connu pour ses nouvelles aux accents noirs et absurdes, où l’humour grinçant dévoile l’âme humaine dans ses recoins les plus troubles, Serge Cazenave révèle ici une autre facette de son talent. Ses mots, comme des bribes de mélodie, oscillent entre légèreté et gravité, invitant la lectrice et le lecteur à écouter le bruissement discret des émotions et des instants fugaces. Comme sa prose à la fois précise et poétique, ses textes présents sondent les complexités de l’âme humaine, nous tendant un miroir qui révèle nos fragilités et nous transcende. Ses poèmes et ses chansons, il semble les avoir trouvés dans les fissures du quotidien, comme des cailloux qu’on ramasse sur un chemin : banals au premier regard, mais, quand on les retourne, révélant des veinures étranges, des éclats inattendus.
Petits bouts de bruit est une célébration des murmures du cœur, une invitation à savourer la poésie cachée dans le chaos du quotidien. Un recueil terriblement humain à lire à voix haute, à ressentir à pleins poumons, à chanter d’une voix tremblante mais fière, comme une révolte douce face au temps qui passe.
Olivier Stroh
"

mardi 15 avril 2025

 Livre audio. À paraître très bientôt!

Un immmmmense Merci à mon ami Marc Laumonier pour sa délicieuse préface et à toute l'équipe Voxebook.
Patrick L'Ecolier - ZONAIRES
Marc Nonnemacher - Lisy

vendredi 10 mars 2023

Article - Courrier Picard - par Philippe Lacoche.

 Philippe Lacoche 


La nouvelle est un genre difficile, exigeant. Un mot, une virgule, mal placés, un dialogue qui sonne faux et voilà le frêle édifice littéraire qui s’écroule. La nouvelle ne supporte rien : une poussière d’adjectif ou une goutte adverbiale en trop et la voici qui tourne le dos, et s’enfuit à grands pas, laissant le lecteur pantois, puis désarçonné. Serge Cazenave-Sarkis, non sans élégance, évite tous ces écueils. Ces sept nouvelles nous ensorcellent, nous envoûtent, nous intriguent, nous enchantent. La première, éponyme, « Embrassades et simagrées », distille le point de vue d’un enfant, intrigué par l’attitude de parents hors-norme et bien peu responsables. « Je l’aimais, moi, notre marginalité, même, si elle était due à notre situation la plupart du temps délictueuse… » finit-il par admettre. « Une maladie de trop » analyse les vices d’un pervers narcissique. « Acte manqué » scrute les angoisses d’un enfant qui se sent menacé par ses proches. Tout est suggéré et trouble dans les nouvelles de Serge Cazenave-Sarkis. Très réussi.

Philippe Lacoche, journaliste, Courrier Picard

Audio livre: "Mémoires d'un tricheur de Sacha Guitry - pour VoxEbook

 


https://voxebook.fr/1790850-Memoires-d-un-tricheur

"La rempailleuse" de Guy de Maupassant.

https://soundcloud.com/association-lisy/les-mots-passants-la-rempailleuse 

https://soundcloud.com/association-lisy/les-mots-passants-la-rempailleuse?si=c3be45e1df2c43fe8d37762d614244ae&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

samedi 14 janvier 2023

Ecoutez cette histoire

 Les Expendables de Paris-en-Fantasy. De Brett Nephaeus.

Prologue.

https://podcast.ausha.co/ech-ecoutez-cette-histoire/le-carnet?fb


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vendredi 23 décembre 2022

Maupassant pour Lisy/Voxebook. "La mère aux monstres".

Audio

 https://soundcloud.com/association-lisy/la-mere-aux-monstres-les-mots-passant

Un nouvel article par Didier Trumeau.

 Embrassades et Simagrées - Serge Cazenave-Sarkis - Zonaires éditions et VOXeBOOK -35 rue du Rocher 38120 Fontanil Cornillon contact@zonaires.com et www.zonaires.com - 84 pages - 11 € - Première de couverture par Patrick L’Ecolier. Pour comparer l’écriture d’un roman à celle d’une nouvelle Charles Duttine s’y entend et cela suffirait à faire une belle chronique des écrits de Serge Cazenave-Sarkis porte-voix de ceux qui n’ont pas d’yeux. M’est venue cette pensée qu’un roman peut être comparé à un bon repas populaire de l’apéro au dijo avec tout un tas d’ingrédients plus ou moins raffinés en fonction du nombre d’astres sur la devanture et qu’une nouvelle serait plutôt du genre menu gastro-astronomique avec rien que des produits de saisons cultivés à portée de main mélangés avec des épices rares venus du bout du monde et dont chaque once apporte un parfum, une odeur, une couleur détectables entre tous tant l’attention apportée à leur dressage - comme les animaux de cirque de compétition d’aide aux mal-non-voyants (nous y revenons…) - est méticuleux, extraordinaire, fantastique, amoureux et artistique dans le désordre de l’ordre…. J’aime beaucoup ces écrits qui ne disent pas où ils veulent aller et qui maintiennent le mystère jusqu’à la fin. De circonvolutions en chausse-trappes, en périphrases et autres contournements, les nouvelles de Serge diffusent des messages, infusent des caractères et jouent avec les espaces pour créer un sentiment trouble de déjà vu, déjà perçu et de déjà connu. Rien n’est simple et tout n’est pas compliqué il suffit d’agripper le fil d’ariane qui nous mène à la sortie comme une nouvelle qui nous conduit à une réflexion intime. Je me suis régalé à suivre ces chemins tortueux et dangereux qui

chaque fois me poussaient plus avant vers la nouvelle suivante, jusqu’à la fin qui me laissa essoufflé devant le vide de la nouvelle à inventer. Zonaires éditions et VOXeBOOK -35 rue du Rocher 38120 Fontanil Cornillon contact@zonaires.com et www.zonaires.com - 84 pages - 11 €